FBI (France Bisexualité Info)

16 JANVIER 2011

Une milliseconde de solitude

Ces courts, très courts instants qu'on voudrait éviter...
Où notre cerveau n'a qu'un temps insignifiant pour analyser la situation, trouver une solution, sa mise en pratique ou sa formulation. Tout en gardant notre contenance, le sourire, et l'air que " tout va bien je gère ".




C'était ce samedi soir, au théâtre érotique Chochotte.


Ce n'était pas la descente, seule, dans cette cave voûtée, devant une quinzaine d'hommes, juste des hommes. L'habitude d'une forte présence masculine, je me suis même surprise à faire mon repérage-éclair habituel, pour la suite. Ha mais non il n'y a pas de suite ici... Un réflexe qui m'amuse, et me fait sourire. La soirée commence bien !

Ce n'était pas ces clins d'oeil lancés par des danseuses. Ils font partit de la mise en scène.

Ce n'était pas ce premier contact physique avec cette danseuse venue à 4 pattes poser ses mains sur mes genoux, relevant ma jupe de quelques centimètres, remontant le long de mes bras, pour redescendre entre mes seins. Je retenais mon fou rire à la pensée que ce contact avec une femme me laissant de marbre, elle ferait mieux de s'intéresser aux messieurs, qui eux sauront l'apprécier à sa juste valeur.

Ce n'était pas cette autre danseuse qui après avoir retiré les chemises de quelques spectateurs, est venue vers moi en disant " c'est injuste, pourquoi il n'y aurait que les hommes déshabillés ? ", d'un air coquin. Puis son " je peux ? " en commençant à baisser l'encolure de ma robe sur mon épaule. Et ma réponse " oui-oui, j'ai l'habitude " qui lui a fait lever les sourcils, a-t'elle compris mes habitudes libertines d'être à moitié nue devant des inconnus ?

Ce n'était pas mon soutien-gorge valsant au milieu de cette cave voûtée, et atterrissant au pied de la barre de pole dance.

Ce n'était pas cette même danseuse me proposant de venir devant le grand miroir, sous la voûte, avec elle, pour " jouer un peu ". Je sais que les jeux lesbiens me laissent de marbre, que mes expériences bisexuelles ne sont que des déceptions, mais là c'est différent, ce n'est que du spectacle, je ne peux pas dire que je n'aime pas avant d'avoir essayé, je me laisse donc tenter.

Ce n'était pas ses mains sur mes seins nus, ni sa langue qui les titille. Oubliant la quinzaine d'hommes ( donc certains torse nu ) qui nous fixent, je me concentre pour garder l'équilibre : instinct de survie anti-femme bisexuelle qui me fait cambrer les reins pour fuir ces lèvres, dont le rouge déteint déjà sur m http://missdactari-blog.blogspot.com/2011/01/une-milliseconde-de-solitude.html?zx=1ff8db2a2d16dcee
Mar 18 jan 2011 Aucun commentaire